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Geneviève, a associé sport et diabète pour combattre sa maladie au quotidien
Sport et santé

Sport et diabète : un parcours atypique d’une mamie motivée

Diagnostiquée diabétique à l’âge de 64 ans, Geneviève a décidé de se mettre au sport afin de combattre sa maladie au quotidien. Par son histoire, elle montre que sport et diabète sont alors compatibles pour se sentir en meilleure santé.

« Suite à une mauvaise prise de sang, les médecins découvrent un diabète de type 2 en 2007. C’était au moment où maman avait la maladie d’Alzheimer ! J’étais très stressée ». Geneviève comprend alors que sa vie n’allait plus être la même. Qu’elle devrait changer ses habitudes, avoir une alimentation plus équilibrée et lutter contre la sédentarité.

Geneviève est à la fois une femme, une maman et une mamie aimante. Quand elle parle de sa famille, elle ne tarit pas d’éloges. Elle les adore tellement qu’elle ne peut s’empêcher de les faire passer en premier. Malheureusement, la vie la rattrape et les médecins diagnostiquent à Gérard, son mari, un cancer des os. « Du jour où l’on a découvert sa maladie jusqu’à son décès, ça était la descente aux enfers en seulement 10 mois ». Geneviève s’est retrouvée à assister son mari par amour au détriment de sa propre santé. « Le plus dur, c’est d’être impuissante face au mal ». Très éprouvée par la perte de Gérard, elle est hospitalisée à l’hôpital afin de l’aider à mieux gérer son diabète.

Une prise de conscience sportive

« Quand mon diabète était trop haut, mon diabétologue me disait de descendre et remonter les escaliers. J’ai vu que ma glycémie diminuait. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience qu’il fallait bouger ». Geneviève découvre alors le renforcement musculaire avec Matthieu, un éducateur sportif.  L’hôpital où elle est suivie met en place des activités physiques adaptées aux personnes atteintes de maladies chroniques comme elle. Et les activités sont gratuites !  « C’est drôle maintenant car si je ne fais rien, je suis davantage fatiguée ». Ce qui est bien, c’est que Geneviève pratique une activité physique régulière avec un éducateur prévenant et attentionné : « Matthieu était très très gentil. Il m’a beaucoup aidé. Il devait probablement ressentir mon stress ».

Geneviève constate que sa qualité de vie augmente en faisant du sport avec une intensité modérée. « J’étais beaucoup moins essoufflée en montant les escaliers. Et faire le ménage à la maison me faisait moins souffrir. Avec Matthieu, j’ai découvert des muscles et mes articulations allaient beaucoup mieux ». Elle décide alors de prendre une adhésion avec Matthieu dans l’association par lequel il est embauché, et continue le renforcement musculaire. Mais c’était différent ! Le public avec lequel elle pratiquait n’était pas le même. « Je n’ai pas retrouvé la même ambiance de groupe comme à l’hôpital ». Comme quoi, le choix d’une activité n’est pas la seule variable à prendre en compte quand on souhaite se mettre au sport.

Les aspects sociaux et environnementaux prennent une part importante dans le fait de rester motivé sur le long terme. Geneviève a continué seule chez elle, mais comme elle le dit « toute seule, ce n’est pas motivant ».

Pagayer pour le plaisir

Puis, l’hôpital la rappelle pour essayer le dragon boat, une activité sport-santé qui travaille le cardio. Il s’agit d’un bateau collectif très stable à 10 places. Elle se rappelle encore d’une amie qui lui avait dit à l’époque : « Tu es folle Geneviève, tu ne sais pas nager ! ». Geneviève a voulu annulé sa session, mais prise de court par l’hôpital, elle n’a pas osé. Finalement, elle a bien fait ! « Je ne sais pas pourquoi mais je suis bien dans le bateau. On est tous très à l’aise. Il y a un bon groupe et c’est primordial pour moi ».

Geneviève avoue : « Le dragon boat, c’est plutôt un temps moral pour moi. Ça me fait rencontrer d’autres personnes et c’est important. Je parle de mes problèmes alors que je ne le fais pas avec ma famille ». Si elle devait arrêter ? Elle ne l’imagine même pas tant les liens sont soudés. « Le dragon boat, c’est un peu comme une drogue »

Venise, une expérience magique gravée à jamais grâce au diabète

« Je me rappelle quand on m’a proposé d’aller à Venise. Ma famille ne comprenait pas car j’avais peur de l’eau. Mais je ne pouvais pas refuser et abandonner mes camarades. Ça ne se produit qu’une seule fois dans une vie ». Geneviève accepte alors le défi et commence une préparation de plusieurs mois. Elle avait une certaine inquiétude quand à l’effort à fournir le jour J. Mais elle ne pouvait plus faire demi-tour. L’aventure avait déjà commencé. Sport et diabète font désormais partie intégrante de sa vie.

« Quand j’ai entendu le coup de canon donner le départ, j’étais impatiente de pagayer. Je suis sûre que j’étais même en hyperglycémie tellement il y avait de l’excitation ! ». Geneviève force l’admiration. « Je n’ai pas senti les 30 kilomètres passer. Pourtant, on a quand même pagayé plus de 4 heures. Mais l’effet de groupe m’a transcendé. A la fin, j’étais fière de ce qu’on avait réussi ensemble. J’ai surmonté ma peur de l’eau ». La preuve, Geneviève a même retiré son gilet de sauvetage car elle avait trop chaud. « J’ai une pensée pour mon mari Gérard qui m’a suivi d’en haut. Il m’a beaucoup aidé dans cette aventure ».

Une pratique sportive pas assez soutenue

A côté du bateau, Geneviève marche pratiquement tous les jours pour travailler son endurance. Mais elle marche en fonction de ses douleurs, car elle est atteinte de polyarthrite au niveau des pieds et des chevilles. Et le problème, c’est qu’elle a dû mal à comprendre pourquoi sa glycémie augmente toujours malgré cette activité quotidienne. « Hier après-midi, j’ai marché 2 heures et ce matin, j’ai 2,46. Je ne comprends pas ! Et je me sens bien, je ne me sens pas en hyperglycémie ». Elle avoue cependant qu’elle ne pratique pas assez intensément pour en dégager de réels bénéfices, comme avec le renforcement musculaire avec Matthieu. Pourtant, comme vu dans le précédent article « Equilibrer son diabète grâce au sport : 7 conseils pour réussir », il faudrait qu’elle soit légèrement essoufflée pour dégager de réels bénéfices sur sa condition physique.

Les recommandations sportives de l’Organisation Mondiale de la Santé sont simples : 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue. Vous pouvez également viser les 10 000 pas par jour. L’objectif étant simplement de lutter contre l’inactivité physique et ses désagréments : hypertension, insuffisance cardiaque, maladies cardiovasculaires, etc.

Un message d’espoir

« Le sport, c’est le bien-être. J’encourage tout le monde à en faire car c’est important. On retrouve une certaine qualité de vie et surtout, ça nous sort de notre quotidien. On voit du monde et on crée du lien social. Nous ne devons pas nous enfermer dans la maladie ! »

Pour retrouver l’histoire de Geneviève en vidéo, je vous invite à regarder l’aventure des Yaka Dragons à Venise en cliquant ICI.

Et vous, que faites-vous comme sport pour lutter contre les désagréments de votre maladie ?

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